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Xavablog

Rosarno, ou la chronique de l'esclavage moderne

Alors que les États-Unis ont élu il y a un an le premier président noir de leur histoire, un village d'irréductible calabrais, gangréné par la mafia, n'a toujours pas compris que la traite des Noirs a été abolie au XIXè siècle.

« On les loge, on offre un travail à 4000 d'entre eux, on les paie même 25€ par jour, on leur tire des balles dessus, et ils osent encore se révolter ? Tout ce perd de nos jours ! » semble vouloir déclarer un habitant du village.

Je souhaiterais que les habitants de la région prennent conscience de ce qu'ils font lorsque leurs oranges pourriront sur l'arbre faute d'esclaves pour les ramasser, mais je crois que je rêve. Au vu des dérives d'extrême droite xénophobes et sécuritaires qui se multiplient en Europe, on prend même plutôt le chemin inverse d'une multiplication de tels exemples contraires à la déclaration universelle des droits de l'homme.


Problèmes de qualité chez Qobuz

Tout le monde le dit, l'avenir de la musique est en ligne, de manière dématérialisée. Qobuz est un de ces sites. Wikipédia lui a d'ailleurs dédié un article. J'ai moi-même découvert ce site en juin passé, et acheté plusieurs albums. Si le concept est extrêmement intéressant, il me semble qu'il n'est pas encore vraiment au point. Voici pourquoi.

Considérations générales

Le prix
Sachant que l'on dématérialise l'achat, on imagine que le prix de fabrication du CD, son emballage, son stockage et son expédition devrait rendre les CD plus chers que le téléchargement, ou seul un serveur avec une bonne bande passant est nécessaire. Or, ce n'est pas le cas, et le téléchargement revient plus cher que le CD. Exemple avec le CD « Federico Mompou, Œuvres pour piano (Intégrale, volume 1) », affiché 7.01€ à la fnac et… 7.79€ chez Qobuz, pour du MP3 qui plus est. La tendance est cependant inversée sur les CDs plus chers : un album dépasse pas 13€, à moins qu'il n'y ait plusieurs CDs. À quand des albums qui ne correspondent plus au « format CD » ?
Le packaging
À ce prix, on n'a droit qu'au fichier binaire, mais pas de bonus comme le livret. C'est fort dommage, car il contient souvent des informations très intéressantes sur l'interprétation. Il contient a en général aussi le détail des crédits : l'ingénieur du son, l'année d'enregistrement, etc. Rien de tout ça chez Qobuz. Si l'on veut imprimer la couverture, il faudra se contenter de l'image JPEG de piètre qualité fournie avec. Il ne serait pourtant certainement pas compliqué de fournir ces suppléments, et ils ammèneraient une vraie plus-value.
Les tags
Pour pouvoir y accéder dans une bibliothèque numérique, un fichier doit être correctement taggué. Chez Qobuz, il n'y a pas de politique à ce sujet, chaque album étant taggué différemment, au petit bonheur la chance. Dans un monde idéal, l'utilisateur pourrait choisir le type de tagging qu'il souhaite au moment de télécharger.

Le choix
C'est probablement le point positif de Qobuz. On y trouve un choix qu'il est strictement impossible d'espérer trouver dans une discothèque, sauf à passer commande. L'achat est raisonnablement facile (il faut s'enregistrer chez Click&Buy la première fois, ce qui prend effectivement quelques minutes plus un téléphone si l'on n'a pas de téléphone portable pour reçevoir un SMS), le téléchargement rapide (environ 500 Ko/s chez moi, ce qui correspond au maximum de la connexion). À part les quelques retouches à apporter ensuite, on peut raisonnablement espérer écouter son album en une dizaine de minutes. On peut également écouter quelques extraits avant de passer commande, ce qui peut permettre de se rendre compte si l'achat correspond bien aux attentes ou si le ténor chante trop faux.

Qualité sonore

Formats
Les musiques sur Qobuz sont disponibles en deux formats : lossy (compression avec perte, formats MP3 ou WMA) et, pour un petit supplément, lossless (compression sans perte, format ALAC ou WMA Lossless). Pas de DRM, mais pas de formats ouverts comme OGG ou FLAC non plus.
Défauts sonores
C'est ici que le bât blesse. On pourrait s'attendre à une qualité comparable au CD. Or, la musique téléchargée depuis Qobuz est bourrée de petits défauts.
  • Dans l'album Johannes Brahms - Joseph Joachim, Hungarian Dances, j'ai eu la mauvaise surprise de découvrir qu'une partie d'une piste était couverte par un bruit blanc. La capture suivante a été prise dans Audacity :
    Bruit blanc dans une piste
  • Dans le même album, la fin d'une autre piste a disparu. C'est moins désagréable pour l'oreille, mais ça dure plus longtemps :
    Fin de piste vide
  • J'ai contacté le support, qui a constaté les problèmes et m'a promis de les corriger. Ils l'ont fait, même si je n'ai pas été averti, cependant ils ont dédoublé les pistes. Dans l'exemple suivant, au lieu de durer 2 minutes, la piste  dure 4 minutes et contient deux fois la même chose :
    Piste doublée
  • Autre gêne, et on retrouve ceci sur de nombreux albums, un « clic » à la fin d'une piste. Dans audacity, ça ressemble à ça :
    « Clic » à la fin de la piste « Clic » à la fin de la piste (zoom)
    Il faut alors éditer manuellement la fin de chaque piste pour supprimer le bruit.
  • Dans certains albums, on retrouve également des perturbations au milieu des pistes. Elles ne sont pas faciles à mettre en évidence, mais on trouve une « barre verticale » dans cette piste :
    « Clic » au milieu de la piste
    Cela produit un effet transitoire désagréable. Lorsque j'ai contacté Qobuz à ce sujet, on m'a répondu « Nous avons écouté (dans une ambiance bureau certes), les morceaux, mais nous n'avons pas trouvés de traces flagrantes de clac ou de couac. »
    Évidemment ce genre de défaut n'est audible qu'avec du matériel d'un minimum de qualité et dans un environnement plutôt calme.

Conclusion

Si les quelques défauts de prix de certains albums, de tagging ou de packaging ne sont pas vraiment rédhibitoires, les problèmes de qualité sonore sont un vrai handicap selon moi. Je dois dire que presque tous les albums que j'ai acheté souffrent d'un ou l'autre des défauts énoncés plus haut, et spécialement des « clics » finaux, qui doivent bien contaminer la moitié des pistes de la moitié des albums que j'ai acheté (environ 5 sur les 10). Et l'amateurisme manifeste dont j'ai été témoin me fait craindre que la situation n'est pas près de changer. Je n'ai plus acheté d'albums depuis juin, et je ne suis pas sûr que ces constatations vont me pousser à recommencer.


Allons-nous droit dans le mur ?

« Ishmael fait bien évidemment le parallèle entre l'homme qui croit voler mais qui réalise un peu tard qu'il a ignoré les lois de l'aérodynamique. Il a certes réussi à "voler", mais ça n'a pas duré, et plus de se finir de façon tragique. De même, notre civilisation s'entête à ignorer le fait qu'il faut respecter l'écosystème, ce qui permet au lecteur d'imaginer le destin funeste qui nous attend, à moins de repenser notre mode de vie occidental. »
    — Tristan Nitot

 Nous allons droit dans le mur, mais sommes incapables de nous en rendre compte. Quoique ce n'est pas tout à fait vrai, vu qu'on en parle justement Clin d'oeil


Scanner Epson perfection 2580 Photo sous Ubuntu 8.10 (Intrepid Ibex) 64 bits (amd64)

Voici la marche à suivre pour faire fonctionner un scanner Epson perfection 2580 Photo sous Ubuntu 8.10 en amd64 (via l'excellent Xsane, un peu austère mais terriblement efficace). Elle est passablement basée sur le message de ZavezPasVu sur le forum Ubuntu-fr, même si au final il n'y a plus grand chose de l'original (en particulier, utilisation de snapscan au lieu d'epkowa), c'est lui qui m'a permis d'arriver au résultat ci-dessous.

Tout d'abord, vérifiez que votre scanner est bien connecté :

> lsusb
(...)
Bus 002 Device 007: ID 04b8:0121 Seiko Epson Corp. Perfection 2480 Photo
Ne vous inquiétez pas si le numéro de scanner n'est pas le bon : le 2480 et le 2580 ont le même identifiant et ne sont pas distinguables par lsusb.

Il va falloir télécharger le firmware pour le driver snapscan. Rendez-vous sur la page de téléchargement d'Avasys. Choisissez le modèle de scanner (2580), la distribution (Ubuntu) et la version (8.10), et entrez des infos de localisation bidons. Téléchargez le fichier iscan-plugin-gt-f500-1.0.0-1.c2.i386.rpm et enregistrez-le, par exemple, dans un dossier scanner sur votre bureau.

Vous aurez besoin du paquet rpm pour pouvoir lire le rpm.Installez-le en cliquant sur le lien précédent ou avec la commande suivante :

sudo apt-get install rpm

Double-cliquez sur ce fichier pour l'ouvrir dans File Roller. Déplacez-vous dans le dossier ./usr/share/iscan/. Vous y trouverez un fichier nommé esfw41.bin. Il s'agit du fammeux "firmware" de votre scanner. Décompressez-le dans le dossier scanner.

Ouvrez une console (Application -> Accessoires -> Terminal) et déplacez-vous dans le dossier scanner :

cd ~/Desktop/scanner
On va maintenant copier ce fichier :
sudo mkdir /usr/share/sane/snapscan
sudo cp esfw41.bin /usr/share/sane/snapscan/
Entrez votre mot de passe et vérifiez qu'il n'y a pas de message d'erreur. Il faudra encore rendre ce fichier lisible (par défaut, seul root le peux, ce qui ne nous arrange pas car vous voudrez probablement utiliser votre scanner en mode non privilégié;). Pour cela :
cd /usr/share/sane/snapscan/
sudo chmod +r esfw41.bin
Vérifiez que l'opération s'est bien passée. Il va maintenant falloir dire à snapscan où trouver ce fichier.
gksudo gedit /etc/sane.d/snapscan.conf
En haut du fichier, trouvez la ligne
firmware /usr/share/sane/snapscan/your-firmwarefile.bin
et remplacez-là par
firmware /usr/share/sane/snapscan/esfw41.bin
À ce stade là, un scanimage pourrait échouer en mode non privilégié, mais devrait fonctionner à coup sûr en mode superutilisateur
$ scanimage -L
No scanners were identified. If you were expecting something different, check that the scanner is plugged in, turned on and detected by the sane-find-scanner tool (if appropriate). Please read the documentation which came with this software (README, FAQ, manpages).
$ sudo scanimage -L
device `snapscan:libusb:002:007' is a EPSON EPSON Scanner flatbed scanner

Si vous n'avez pas besoin de faire un sudo pour que le scanner soit reconnu, alors vous avez gagné et votre scanner est maintenant pleinement fonctionnel ! Si ce n'est pas le cas et que vous devez faire sudo pour que votre scanner soit reconnu, pas de panique : voici la marche à suivre.

gksudo gedit /etc/udev/rules.d/50-libsane-extras.rules
Trouvez la ligne concernant votre scanner :
# EPSON Perfection 2580 PHOTO 
SYSFS{idVendor}=="04b8", SYSFS{idProduct}=="0121", MODE="0664", GROUP="scanner", ENV{libsane_matched}="yes"
et remplacez-la par
# EPSON Perfection 2580 PHOTO
SYSFS{idVendor}=="04b8", SYSFS{idProduct}=="0121", MODE="0666", GROUP="scanner", ENV{libsane_matched}="yes"

(changez 0664 en 0666)

Redémarrez udev :

$ sudo /etc/init.d/udev restart
* Loading additional hardware drivers... [ OK ]
et re-testez scanimage :
$ scanimage -L
device `snapscan:libusb:002:007' is a EPSON EPSON Scanner flatbed scanner

Et voilà ! Vous n'avez plus qu'à démarrer xsane (menu Application -> Graphisme), ou en entrant simplement xsane dans la console pour voir d'éventuels messages d'erreur résiduels.

Bon scan !

PS : je ne suis pas arrivé à ce résultat directement et j'ai fait pas mal d'autres manipulations auparavant pour y arriver finalement. N'hésitez pas à utiliser les commentaires si quelque chose ne fonctionne pas correctement.

PPS : ce tutoriel devrait également fonctionner pour l'Epson Perfection 2480 Photo, l'Epson GT-F500 et l'Epson GT-F550.

Édition du 16 mai 2009. Quelques petites erreurs s'étaient glissées dans le tutorial :

  • il manquait la précision de l'installation du paquet rpm, indispensable pour ouvrir un rpm dans File Roller ;
  • il manquait le nom du fichier à copier dans la commande cp pour placer le firmware dans /usr/share/sane/snapscan/
De plus, en effectuant à nouveau cette installation aujourd'hui, je n'ai pas besoin de la dernière partie car scanimage fonctionne directement après la modification de snapscan.conf.

Hilarant : le graphique du débat de Sarah Palin

Via Aden Renkai et La vie secrète des mites :

adennak.com/blog/wordpress/?p=92

J'adore comme tout finit sur "Oh mon Dieu ! Tu es une si bonne débatteuse !"


Polices exljbris

Il y a quelques temps déjà que j'ai découvert le site exljbris, qui propose gratuitement des polices de très bonne qualité.

J'aime en particulier la Fertigo Pro, qui est fait de très jolis titres dans les présentations :

Fonte Fertigo Pro, téléchargeable gratuitement depuis le exljbris.

J'aime beaucoup son look à la fois très simple et sobre, tout en étant originale et détaillée. La palette des caractères disponibles est assez large. Le téléchargement est plutôt fastidieux puisqu'il faut passer par MyFonts.com, ajouter la fonte au caddie, s'enregistrer (utilisez BugMeNot pour éviter de créer un compte) avant de pouvoir télécharger un fichier zip. Mais le jeux en vaut la chandelle.

Et également la Fontin Sans, très jolie en corps de texte de documents imprimés ou projetés :

Fonte Fontin Sans, téléchargeable gratuitement depuis le exljbris.

Là aussi, l'apparence est très sobre, mais une petite touche originale en fait une excellente remplaçante d'Arial.

Le site propose d'autres polices, même si je les aime un peu moins, elles valent un petit coup d'œil.


Brevets ridicules

Vous êtes-vous déjà demandé quel est le brevet le plus stupide qui existe sur la Terre ? Je crois bien que provoca.ti0n.net détient la triste réponse :

Kernel Creations détient un brevet sur ... les brevets, ou tout du moins la méthode pour déposer un brevet. Ce brevet est sensé protéger leur logiciel PatentPro, un système automatisé de dépôt de brevet, qui permettra d'inonder la planète de nouveaux brevets stupides, sans passer par la coûteuse case "avocat spécialisé". Oui, PatentPro rédige vos brevets tout seul, et est même le premier logiciel à s'être breveté lui-même. Respect.

Renommer des fichiers en masse dans Nautilus

Pour renommer plusieurs fichiers d'un coup dans Nautilus, il existe existe une excellente solution : l'action pour Nautilus thunar-bulk-rename.

Pour cela, il suffit d'installer les paquets thunar et nautilus-actions, puis d'enregistrer le schéma thunar-bulk-rename.schemas dans ~/.nautilus/. On redémarre Nautilus (killall nautilus, il redémarre ensuite automatiquement), et voici le résultat :

Renommage en masse dans Nautilus grâce à nautilus-actions.

Renommer en masse dans Thunar


Fond d'écran sympa

Trouvé un fond d'écran sympa sur le site wallpaperstock. Il semble y en avoir quelques autres de pas mal.

Champignon en forêt


Nouveau blog

Eh oui, un blog de plus dans ce monde qui en compte déjà trop. Je ne sais pas encore exactement ce qu'il contiendra, mais certainement pas grand chose d'intéressant Wink